La Sphère Yåůtjå

 

La Sphère de cristal sombre noyée au milieu de nuées éthériques dominées par les forces de la Foudre et du Vide se trouve à la croisée de nombreux courants majeurs, dans la région des Sphères Connues. Oubliée par la grande Histoire du Temporum Spherae, la Sphère Yåůtjå abrite les vestiges de plusieurs civilisations vassales des anciens At’uru. Le système est inaccessible depuis le Phlogiston, la surface interne de la Sphère est recouverte par un vaste océan aux eaux sombres et perpétuellement traversées par de violentes tempêtes. Des milliers d’étoiles forment des constellations au sein des Confins, créant des vortex élémentaires durant leurs conjonctions.

Une grande ceinture d’astéroïdes se trouve à l’extérieur du système, rassemblant les restes probables d’une planète tellurique massive. Toute une faune particulièrement agressive s’est adaptée à cet environnement hostile, où des planétoïdes aux atmosphères toxiques côtoient des amas de débris se heurtant violemment. Les At’uru désignaient cet emplacement stellaire du nom de Sṍṍ’ṍṍc, qui semblait désigner un monde important au sein de leur empire.

Un soleil pourpre nommé Yåå’ůůc sépare les Confins du reste du système, dardant ses sombres rayons sur plusieurs corps célestes, et favorisant l’émergence de créatures nocturnes et prédatrices. La vie sauvage prolifère sous cette influence, et les quelques tentatives pour apprivoiser les forces présentes dans ce système se sont toutes soldées par d’épouvantables carnages.

Yåůtjå est le seul monde tellurique du système. Guère plus qu’un planétoïde recouvert par une jungle millénaire, il faut se risquer sous sa dense canopée pour découvrir les ruines de grands temples, recouverts par une épaisse végétation. Des falaises sont également percées de cavernes formant de vastes réseaux labyrinthiques, où est présente l’influence des At’uru. Le principal danger sur ce monde vient de ses cinq lunes, les Guetteuses, où vivent les Yåůtjå, un peuple de chasseurs évoluant à travers la puissance des proies qu’ils traquent. Leurs chamanes veillent depuis leurs profondes cavernes lunaires, et alertent les chasseurs lorsque des voyageurs pénètrent dans le ciel moite et surchauffé de leur monde.

Såůtjå est un monde gazeux géant se trouvant au cœur du système. Son atmosphère particulièrement épaisse et tourmentée abrite plusieurs espèces de prédateurs volants, planant éternellement sur les couches supérieures du ciel toxique. Un chapelet de dix-huit lunes rocheuses se trouve au milieu de grands anneaux de poussière et abritent les ruines d’un peuple vassaux des At’uru, ayant apparemment été violemment massacré par les Yåůtjå en des temps reculés, comme en attestent les nombreux champs de piques sur lesquelles sont empalés les énormes crânes difformes de milliers d’individus.

Les Yåůtjå

Trop peu nombreux pour représenter une réelle menace envers les peuples des Sphères Connues, les Yåůtjå incarnent la chasse, évoluant à travers elle, se confrontant aux proies les plus dangereuses afin de pouvoir ensuite partager leur expérience avec le reste de la tribu. Liés à leur environnement, n’affrontant jamais plus faibles qu’eux, les Yåůtjå sont souvent considérer comme une inquiétante rumeur, sensée dissuader celles et ceux menaçant la Nature.

Ce sont les anciens qui dirigent la tribu, les enfants sont élevés ensemble et formés par tout le groupe. Bien qu’ils apparaissent comme primitifs de prime abord, les Yåůtjå savent intuitivement manier toutes les armes, et peuvent en élaborer avec des techniques artisanales très avancées. De la même manière, face à des Magiciens des Sphères, les chasseurs sauront intuitivement comment résister ou éviter des sorts complexes. Enfin, même si leur culture tribale ne semble pas les prédisposer à la spatiomancie, au moins deux cas ont été recensés, montrant que les Yåůtjå étaient particulièrement à l’aise à bord d’une nef, dans des conditions d’apesanteur.

Traits raciaux:

  • Caractéristiques : Un Yåůtjå bénéficie d'un bonus de +4 en Force et en Constitution mais subit un malus de -2 en Intelligence et en Charisme.
  • Grande taille : En tant que créatures de taille G, les Yåůtjå reçoivent un malus de -1 à l'attaque et à la classe d'armure ainsi qu'un malus de -4 sur ses tests de Discrétion, ils reçoivent en revanche un bonus de +4 sur ses tests de lutte et peuvent transporter une charge double de celle d'une créature de taille moyenne.
  • Leur vitesse de déplacement de base au sol est de 12 mètres.
  • Face aux formes de magie traditionnelles au sein des Sphères Connues, un Yåůtjå reçoit un bonus de +2 sur ses jets de sauvegarde.
  • Armes tribales : Un Yåůtjå est formé dès l’enfance au maniement des armes traditionnelles, il reçoit ainsi un bonus de +2 à l’attaque.
  • Dons : Pistage.
  • Compétences : Bonus racial de +2 aux tests de Survie, d’Escalade, de Natation et d’Equilibre.
  • Fureur At’uru : En sentant sa mort arriver, un Yåůtjå devient berserk et gagne un bonus de +4 en Force et Constitution durant (modificateur de Constitution) rounds. Il perd toute prudence et cherchera simplement à entraîner son assassin avec lui.

Classe de prédilection : Bien entendu, la classe de Chasseur yåůtjå n'est pas prise en compte lorsque l’on détermine un éventuel malu de points d'expérience.

Le Chasseur yåůtjå

Formant l’essentiel des membres de la tribu, les Chasseurs yåůtjå incarnent une menace pour tous les peuples se prétendant civilisés. Le concept même de la Chasse est au cœur de l’évolution de l’espèce, transcendant les notions de guerre tribale ou de possessions matérielles. Le Chasseur yåůtjå s’adapte, recherche les proies les plus dangereuses, non seulement pour trouver sa place parmi les anciens, mais surtout afin de partager ensuite son expérience avec les siens.

Caractéristiques: Constitution et Sagesse sont les caractéristiques primordiales d'un Chasseur yåůtjå.

Alignement: Les Chasseur yåůtjå sont Neutres, sans considérations morales.

Dés de vie: d10.

Compétences : Artisanat (Int), Concentration (Con), Connaissances - Nature (Int), Déplacement silencieux (Dex), Discrétion (Dex), Escalade (For), Fouille (Int), Maîtrise des cordes (Dex), Natation (For), Premiers secours (Sag), Saut (For), Survie (Sag), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau: 2+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel: 2+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Un Chasseur yåůtjå est formé au maniement des armes tribales, et maîtrise également l’ensemble des armes employées par les autres tribus. Il manie les boucliers, mais négligent les armures.

Adaptabilité primale : Au 3ème niveau, un Chasseur yåůtjå saura instinctivement comment employer son environnement pour contrer armes et magie employées contre lui, lui donnant un bonus de +4 sur son initiative.

Hurlement bestial : Au 6ème niveau, le Chasseur yåůtjå pourra, 1/ jour, pousser un hurlement imitant les effets du sort de Terreur (Ma4).

Intuition du chasseur : A compter du 9ème niveau, le Chasseur yåůtjå saura manier et contrer les armes qu’il pourra observer pendant au moins (20 – modificateur d’Intelligence) tours.

Balayée par des vents chauds, amenant régulièrement d’importantes précipitations, l’épaisse canopée de Yåůtjå voit s’élever des arbres millénaires, hauts de plusieurs centaines de mètres et dont les branchages entremêlés peuvent former de véritables plateformes à des hauteurs vertigineuses. Des épaisseurs prodigieuses de feuillages permettent à des nefs spatiomantiques de se poser en équilibre, et le sol se voit recouvert par un tapis d’humus parfois profonds de dizaines de mètres. Dans cet océan végétal dominé par les tons noirs et les sèves phosphorescentes percent quelques pics montagneux, essentiellement sur la ceinture équatoriale, mais il s’agit bien là d’un monde de feuilles et de racines, pas de roche.

Des mers existaient jadis, mais ont depuis longtemps été drainées par des espèces végétales envahissantes, formant de dangereuses tourbières où se retrouvent des restes momifiés de créatures gigantesques d’une autre ère.

Port d’accueil : La cacophonie des bêtes sauvages annonce clairement aux voyageurs égarés qu’ils ne trouveront ici aucune communauté en mesure de les accueillir. La planète est à l’état sauvage depuis des millénaires. Il est cependant possible de noter la présence de petites forteresses montagnardes, visibles depuis le ciel, bâties par des vassaux des At’uru, disparus depuis longtemps, mais ayant ainsi laissé de hautes tours en ruines, sans ouverture à leur base, mais sans toit et avec de grands perchoirs à l’intérieur. Probablement les habitants étaient-ils capables de voler. Plusieurs grandes plateformes de pierre se dressent ainsi loin au-dessus du sol, probablement des lieux de rencontres, pouvant éventuellement servir de site d’atterrissage pour des nefs de moyen tonnage.

Ressources : Les ressources de Yåůtjå sont abondantes, mais la flore locale semble avoir évoluée autour d’un principe commun ; Duper les imprudents par des extérieurs agréables, afin de leur offrir de violents poisons sous toutes les formes possibles et imaginables. Les écorces sont couvertes de piquants empoisonnés, les fleurs libèrent des spores mortelles, l’herbe et les feuilles tranchent les chairs. La faune n’est pas en reste, et si elle ne compte étrangement aucun grand prédateur, toutes les espèces locales s’avèrent agressives et venimeuses.

Cultures : Avec un règne végétal prédominant, il est difficile de trouver les traces de cultures anciennes. Parfois se distinguent des amoncellements de pierres taillées sous d’épaisses racines d’arbres centenaires, mais si des sociétés avancées existent sur ce monde, elles se sont adaptées aux difficiles conditions de vie et nomadisent probablement dans les niveaux intermédiaires de la canopée planétaire.

Sites notables : Yåůtjå est un monde n’ayant jamais été réellement exploré, pour bien des raisons, et les pilleurs de tombes ne trouveront ici guère matière à faire fortune. Des éléments naturels restent cependant saisissants, et ont pu attirer l’attention de peuples anciens.

Åål’ůrůc est un massif volcan polaire émergeant de la canopée planétaire, dont les différents cratères sont désormais de grands lacs aux eaux poissonneuses, et où quelques traces d’habitations rudimentaires sont visibles sur les berges. Le plus intéressant reste cependant une série d’étranges monolithes, taillés dans une roche étrangère à ce monde, et autour desquels sont étalés d’innombrables carcasses de grands prédateurs. En cherchant bien, il est même possible de découvrir un charnier ancien regroupant des crânes de puissants At’uru.

Les Bayous suspendu étaient des mers formées dans les niveaux inférieurs de la grande canopée planétaire, avec pour fond des entrelacs de branches et de feuilles géantes. Comme leurs contreparties à la surface du monde, ils furent colonisés par de nouvelles essences de plantes, créant un environnement où se développent des espèces uniques et particulièrement dangereuses. Considérés comme les plus dangereux territoires de Yåůtjå, ils peuvent paradoxalement représenter un abri sûr face aux chasseurs lunaires.

La Javeline de Yåå’ůůc est un surprenant pic rocheux dépassant de la canopée, s’enfonçant jusqu’au sol de la planète, et ayant pu être une arme divine, lancée depuis les Confins afin de châtier un peuple ancien. Tout cela n’est que légende, et la Javeline est depuis longtemps un abri minéral pour de nombreuses espèces ailées, nidifiant sur de larges aplombs donnant sur un réseau de cavernes reliés à un grand puit central, semblant plonger loin sous le sol. Des vents brûlants remontent le long de cet accès, emportant régulièrement les dépouilles brisées d’étranges créatures humanoïdes et sans yeux.

Dåůtjå

Cette lune rocailleuse dont les pôles sont couverts par des chaînes volcaniques actives semblent ne pas pouvoir abriter la Vie. Les épais nuages de scories, les séismes et les coulées de laves n’ont cependant fait que fortifier la puissante tribu Dåůtjå, vivant dans des cavernes dont les parois furent renforcées par de lointains ancêtres, leur permettant ainsi de résister aux plus violentes convulsions lunaires. Le magma en fusion est capté par un réseau de conduites jusqu’à de grandes forges, mais également à des bassins où poussent de nombreuses variétés de végétaux comestibles et médicinaux.

Les cavernes aménagées des Dåůtjå semblent remonter à plusieurs millénaires, leurs parois sont couvertes par les crânes, non seulement de dizaines de milliers de victimes, mais également d’ancêtres prestigieux. Comme leurs voisins, les Dåůtjå utilisent un antique portail lunaire, taillé dans une roche inconnue, et permettant aux chasseurs de rallier le monde occupant leur horizon.

Les Dåůtjå chassent au filet, leurs jeunes consacrant beaucoup de temps à tisser des filaments métalliques en mailles garnies de barbelés. Les anciens dispensent le savoir aux plus jeunes, qui sont élevés sans prendre en compte leur ascendance. Considérés comme particulièrement tolérants, les Dåůtjå peuvent accueillir dans leur tribu des étrangers. Le cas est rare, mais certaines proies ayant réussies à réchapper à la Chasse auront été adoptées dans les cavernes lunaires.

Nåůtjå

La lune-océan voit son atmosphère saturée de vapeurs brûlantes, et certaines régions liquides entrer en ébullition. Les massifs coralliens multicolores sont nombreux et massifs, la faune marine est excessivement agressive, restant le principal terrain de chasse des Nåůtjå, vivant dans de grands amas coralliens semblant avoir poussé pour former des habitats idéaux, avec des accès vers la mer et de vastes salles aménagées pour des fonctions oubliées, même de leurs habitants actuels.

Les Nåůtjå chassent au harpon, taillé dans des os de grands prédateurs lunaires, et n’empruntent que rarement leur portail vers la planète voisine. Dirigés par un cercle de femmes chamanes, ils évoluent en harmonie avec les espèces océaniques et sont les seuls Yåůtjå à posséder une structure familiale reconnaissable.

Chamane nåůtjå

Bien que certains tatouages tribales indiquent qu’il ai pu exister des chamanes sur d’autres lunes de Yåůtjå, seuls les femmes Nåůtjå semblent désormais être les détentrices d’un pouvoir sur les esprits de la nature.

En charge de préserver l’équilibre de l’océan lunaire, leur fonction semble pouvoir s’étendre au-delà de cet astre, et plusieurs mentions existent de Chamanes nåůtjå ayant porter assistance à d’autres tribus. Guérisseuses et intermédiaires avec le monde invisible, elles servent surtout de conseillères face à des évènements inattendus, pouvant menacer l’intégrité d’une tribu.

Caractéristiques : Sagesse et Constitution sont les caractéristiques primordiales d’une Chamane nåůtjå.

Alignement : Les Chamanes nåůtjå sont inclinées vers la Neutralité.

Dés de vie : d8.

Compétences : Art de la magie (Int), Artisanat (Int), Concentration (Con), Connaissances – Nature (Int), Diplomatie (Cha), Dressage (Cha), Équitation (Dex), Natation (For), Premiers secours (Sag), Psychologie (Sag), Survie (Sag), Utilisation d’objets magiques (Int), Vigilance (Sag).

Points de compétence au 1er niveau : 4+ (modificateur d’Intelligence) x4.

Points de compétence à chaque niveau additionnel : 4+ (modificateur d’Intelligence).

Armes et armures : Une Chamane nåůtjå est formée au maniement des armes tribales, participe aux entraînements des chasseurs, mais ne prend que rarement part aux expéditions. Elle néglige le port du bouclier et de l’armure.

Invoquer les esprits : La Chamane nåůtjå n’utilise pas les énergies magiques directement, mais en appelle plutôt à des pactes ancestraux avec des esprits de la nature. Au 1er niveau, elle reste exclusivement liée aux forces de l’Eau et invoque les esprits lunaires Nåůtjå.

Elle dépense alors les points de magie associés au sort qu’un esprit lui octroiera, puisant dans la liste des sorts druidiques, et exclusivement dans les répertoires de l’Eau et de la Divination. Comme les autres lanceurs de sorts, la Chamane nåůtjå bénéficie d’un bonus de points de magie en fonction de sa valeur de Sagesse. Les sorts passant par l’intermédiaire d’un esprit impliquent le rallongement du temps d’incantation de +3 unités.

Au 6ème niveau, la Chamane nåůtjå peut invoquer les esprits associés à un autre élément que l’Eau, généralement en aidant une autre tribu. Il se dit que de très puissantes Chamanes pouvaient jadis convoquer les esprits Yåå’ůůc, de puissantes entités liées au soleil pourpre, mais cela ne s’est plus produit depuis bien des générations.

Cercle chamanique : Au 3ème niveau, plusieurs Chamanes nåůtjå peuvent combiner leur puissance afin d’invoquer un esprit majeur. Le niveau d’invocation est alors égal à celui de la plus puissante Chamane, +1 niveau/ Chamane supplémentaire. Le temps d’incantation associé à l’esprit invoqué est majoré de +5 unités.

Forme animale: A partir du 5ème niveau, la Chamane nåůtjå peut se transformer en un animal de taille P et reprendre son apparence initiale. Il peut prendre la forme de n’importe quelle créature animale native de Nåůtjå. Ce pouvoir fonctionne comme le sort Métamorphose (Ma4), mis à part les exceptions présentées ici. La durée des effets est d’une heure par niveau de Chamane nåůtjå, ou jusqu’à ce que le personnage reprenne sa forme initiale. Une transformation (vers ou depuis la forme animale) est une action simple et ne provoque pas d’attaque d’opportunité.

La forme choisie doit être celle d’un animal que le personnage connaît bien, généralement celles vivant sur sa lune natale. Une Chamane nåůtjå devra séjourner six mois dans un autre environnement afin de pouvoir se métamorphoser en créatures locales.

Tant qu’elle est transformée, une Chamane nåůtjå est incapable de parler, devant se contenter des bruits qu’un animal ordinaire est capable de produire sans entraînement. Elle peut néanmoins communiquer normalement avec les autres animaux de la même espèce, ou d’une espèce proche de sa forme actuelle.

Masques Yåůtjå : Au 9ème niveau, la Chamane nåůtjå peut utiliser sa compétence Artisanat (DD20) afin de confectionner un masque de chasse auquel il lui sera possible de lier un esprit. Ce dernier sera en mesure de libérer un sort déterminé à l’avance, un nombre de fois égal à la quantité de points de magie associée à la création du masque. Ces points ne seront pas récupérés par la Chamane nåůtjå tant qu’ils ne seront pas employés par l’esprit du masque. La destruction de ce dernier, ou la mort de son porteur, libère l’esprit de ses obligations.

Kåůtjå

La lune forestière semble être une extension de sa contrepartie planétaire, avec ici également une canopée frôlant l’atmosphère surchauffée, et plongeant ses racines loin sous la surface. La faune est identique à celle du monde voisin, et les membres de la tribu Kåůtjå vivent à l’abris dans les branches intermédiaires de cet environnement hostile, nomadisant en fonction des cycles de chasse des dangereux prédateurs. Préférant le corps à corps, les Kåůtjå favorisent les griffes de combat et ont un lien particulier avec leur environnement, disposant d’une capacité de camouflage mortelle pour leurs proies.

Situé dans ce qui semble être l’unique clairière de cette lune se dresse la porte lunaire des Kåůtjå, employée essentiellement par les plus jeunes chasseurs, devant ramener de prestigieux trophées, ensuite exposés le long des pistes empruntées par la tribu.

Påůtjå

Les membres de la tribu Påůtjå vivent dans une grande plaine aux herbes noires et tranchantes comme des rasoirs, où ils partagent leur territoire avec plusieurs espèces de reptiles géants recouverts d’épaisses plaques ornées de piquants. Regroupés dans une jungle équatoriale, très semblable à celle se trouvant sur la planète voisine, les Påůtjå migrent en fonction des saisons d’une cité en ruine à l’autre. La végétation a depuis longtemps repris ses droits, mais le matériau de construction de ces métropoles est identique à celui des portes lunaires. Quelques grandes esplanades indiquent probablement des aires d’atterrissages pour des nefs spatiomantiques.

Les zones polaires de cette lune abritent également des métropoles anciennes, plus primitives mais mieux préservées, indiquant une coalition de différentes espèces, représentées en magnifiques mosaïques brisées. Des champs de crânes plantés sur des piques, arme de prédilection des Påůtjå, révèle le tragique destin de ces sociétés polaires.

Låůtjå

La lune montagneuse est balayée par des vents glacés soufflant depuis les glaciers polaires, et prenant leur force dans les canyons profonds, semblant plonger jusqu’aux tréfonds de cet astre. La tribu Låůtjå semble avoir disparue depuis fort longtemps, ne laissant derrière elle que des campements dressés sur des promontoires rocheux, donnant sur des cavernes où vivent plusieurs espèces de créatures reptiliennes géantes.

La porte lunaire, particulière

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