La Sphère Stellaire

 Isolée loin des grands courants traversant le Phlogiston, l’orbe bleuté de la Sphère Stellaire se voit drapé de nuées éthériques dominées par les forces de l’Eau et de la Vapeur. Jusqu’à des jours de voyage, l’Océan irisé est totalement calme, sans aucune perturbation ni phénomène permettant de se guider jusqu’à cette Sphère. En réalité, il n’est possible de l’approcher qu’après une errance interminable.

La Sphère Stellaire ne possède aucun passage permanent dans sa structure, même s’il est possible de discerner quelques prodigieux impacts à sa surface. Aucun cimetière d’épaves, ni même aucun prédateur du Phlogiston rôdant aux alentours.

La face intérieure de la Sphère de cristal est criblée d’une multitude de cratères au sein desquels se trouvent de grandes mers sur les berges desquelles se dressent des cités troglodytiques anciennes, désertes, semblant avoir été creusées par un peuple fouisseur inconnu. L’absence d’atmosphère aura toujours limité l’exploration de ces dizaines de milliers de structures, mais jusqu’alors, aucune dépouille ni artefact n’aura été trouvé. Une seule certitude pour l’ensemble des explorateurs ; Ces cités creusées dans les flancs des cratères ne sont pas le fait d’une espèce animale éteinte, mais bien celui d’un peuple doté d’une conscience avancée. En effet, si les lieux semblent abandonnés et vides, ce sont des successions régulières de galeries et de grandes salles, s’enfonçant parfois loin sous la surface de la Sphère, avec des schémas d’agencements répétitifs et parfois des ébauches de maçonnerie.

Les Confins de la Sphère Stellaire sont occupés par de nombreux amas de débris où les Nariac semblent avoir expérimentés bon nombre de leurs processus liés à la vie en apesanteur, dotant de nombreux réseaux de cavernes d’une atmosphère, souvent toxique, amenant une grande diversité de végétaux à proliférer librement. Avec le temps, des espèces insectoïdes se sont également adaptées à cet environnement extrême, incitant des colons sūdrāān à s’établir au sein de comptoirs marchands, faisant le négoce d’une pharmacopée unique, aux vertus exceptionnelles. Regroupés en plusieurs guildes rivales au sein d’une alliance se voulant indépendante au sein du Stellarium, la Coalition Rīdāān mobilise des flottilles de nefs spatiomantiques, assurant le négoce au sein de cette région, amenant également de précieuses denrées aux lunes de Sūdrāā.

Āāgdāā est le nom d’un massif soleil bleu orbitant à l’extérieur du système, il est entouré par un cortège de neuf astres solaires de tailles plus modestes, dardant également un rayonnement bleuté. Orbitant autour de ces lunes-étoiles sont visibles des sphéroïdes cristallins, une douzaine pour chaque corps céleste. Les forces s’exerçant en ces lieux sont telles que nul n’a jamais pu suffisamment approcher pour observer ces sphères, mais les observations de sages et les visions de différents stellaires s’accordent à les identifier comme des constructions, peut-être Reigar, dont l’enveloppe extérieure serait un matériau identique à celui de la Sphère de cristal elle-même.

La région médiane du système Stellaire est occupée par une dense ceinture de débris, probablement les vestiges d’un monde tellurique géant, où subsistent encore quelques planétoïdes massifs, criblés de cavernes et de galeries, où vivent les G’n’t’l’k, des insectoïdes semblables à de gigantesques phasmes, pouvant former de grands essaims dérivant le long des courants gravitationnels, et s’abattant régulièrement sur la surface de Sūdrāā, le monde central du système. Les Nariac n’ayant jamais atteint ces lieux, il n’existe aucun aménagement viable pour d’éventuelles colonies, bien que des équipages sūdrāān viennent chasser les G’n’t’l’k pour leur chair, un met de choix pour leur peuple.

Sūdrāā, unique monde du système, est une planète tellurique où prolifère la Vie, avec une imposante chaîne montagneuse équatoriale, riche en minerais, plusieurs mers peu profondes aux pôles, ainsi que de vastes régions de plaines herbeuses et de forêts. Mais Sūdrāā est un monde laissé à l’état sauvage, dont la faune se résume à quelques espèces errantes et où règne un profond silence. Zone de ponte pour les G’n’t’l’k tombant régulièrement du ciel en essaims dévorant toutes les ressources accessibles, la planète subie régulièrement ce que les sūdrāān nomment la Dévastation, un cycle naturel et millénaire, durant lequel les créatures engloutissent toutes les ressources minérales et végétales, puis pondent des milliers d’œufs – les G’n’t’l’k ont un mode de reproduction dit de parthénogenèse thélytoque, leur espèce n’est composée que de femelles, produisant uniquement des femelles – cette période de ponte se produisant plusieurs fois dans un même cycle, en fonction des groupes atteignant l’atmosphère de Sūdrāā. Autant dire que les ressources de ce monde restent inaccessibles aux habitants de ses neuf lunes, dont les ancêtres vinrent coloniser la surface, mais manquèrent de périr durant la première Dévastation qu’ils vécurent.

Les lunes de Sūdrāā s’avèrent bien plus hospitalières, bien que d’occasionnelles incursions insectoïdes viennent parfois semer le chaos et la destruction. Ces astres abritent des communautés très différentes de sūdrāān, en fonction des lignées Stellaires ayant trouvé refuge en ces lieux, après des persécutions au sein des Sphères Connues. Les Empires de l’Expansion Stellaire forment une alliance puissante, sous l’autorité du Stellarium, un conseil élargi comptant les plus puissants représentants des différentes sociétés lunaires. Sans grande surprise, les dissensions sont nombreuses au sein de cette culture, mais avec un ennemi commun menaçant régulièrement leurs territoires, et l’objectif de renforcer la population Stellaire au sein des Sphères Connues, le Stellarium parvient malgré tout à mobiliser les populations rivales au sein de grands projets unificateurs.


La culture sūdrāān

A contrario des grandes civilisations des Sphères Connues, la culture Sūdrāān s’est façonnée à partir de vagues migratoires successives, amenant les représentants de bon nombre d’espèces à former un socle nouveau. Attirés par un mythe, celui de la Sphère Stellaire, celles et ceux qui deviendraient plus tard les Sūdrāān amenèrent avec eux les traditions de leurs oppresseurs, se heurtant à celles et ceux de la précédente vague, peinant à survivre dans l’environnement des lunes de Sūdrāā, encore sauvage deux millénaires plus tôt.

Les conflits furent nombreux, les dissensions sans fin amenèrent les porteurs des lignées stellaires au bord de l’extinction. Mais finalement, des points communs furent trouvé, la nécessité de survivre dans l’entraide fut plus forte que les griefs. Ainsi naquit la culture Sūdrāān.

Paradoxalement, alors que pour les Stellaires, la pureté de la lignée reste primordiale, le métissage des espèces ne fut jamais perçu comme problématique. Au sein d’un même lignage, les Sūdrāān peuvent avoir des traits elfiques, nains, humains ou halfelins, cela n’a aucune sorte d’intérêt. Ce sont majoritairement des humanoïdes à la peau généralement sombre dû fait du rayonnement solaire d’Āāgdāā, mais les caractéristiques communes s’arrêtent là, celles associées aux lignées stellaire prenant ensuite le pas.

Les Sūdrāān organisent leur société autour de la notion de puissance. Plus un porteur ou une porteuse démontrera la force de sa lignée, plus sa position au sein de la communauté sera élevée. De récentes traditions impliquent d’ailleurs une organisation du noyau familiale autour de cette notion de force ; mâles comme femelles préfèreront choisir leurs partenaires en fonction d’un lignage de puissance équivalente, et avec la stabilisation des différents Empires de l’Expansion Stellaire, au sein d’une même famille Stellaire.

Outre la puissance individuelle, la nature des dons innés détermine la place et la fonction des uns et des autres. La culture Sūdrāān s’est stabilisée il y a seulement quelques siècles, mais les métiers commencent à se transmettre d’une génération à l’autre, se figeant en traditions rarement contestées.

Les Sūdrāān forment un peuple magique et s’appuient fortement sur les dons innés, respectant fortement celles et ceux en mesure d’amplifier leurs capacités naturelles par des pratiques mystiques. Du fait de leurs penchants moraux très divers, les Sūdrāān n’ont pratiquement aucuns tabous, à l’exception de celui consistant à altérer ou voler la puissance stellaire. Le système juridique appliqué par le Stellarium prend en compte le lignage stellaire des accusés, les sanctions d’un Orgo s’avérant très différentes de celles d’un Ekton.

Un trait particulier lié à cette jeune culture reste son dédain pour toute forme de transaction monétaire. Bon nombre de celles et ceux qui migrèrent le long des courants du Phlogiston jusqu’à la Sphère Stellaire eurent maille à partir avec les Xénos, ou d’autres oppresseurs du même acabit. La plupart furent vendus, trahis pour de l’argent, et ce point commun fit que la tradition du troc prit définitivement le pas sur toute autre pratique commerciale. Beaucoup de Sūdrāān étant en mesure de créer des matières premières, l’établissement d’un système monétaire ne fut jamais envisagé, et même les Guildes de la Coalition Rīdāān favorisent l’échange de ressources utiles aux différentes communautés.

Pour ce qui est des arts, les Sūdrāān se sont détourné des souvenirs de leurs ancêtres ayant fuit les Sphères Connues, pour appréhender totalement leur environnement. Si l’écriture sūdrāān est un mélange des langages et dialectes amenés par les premiers colons, peinture et sculpture s’inspirent des derniers siècles d’Histoire locale, rythmées par les colossaux G’n’t’l’k, le massif soleil bleu et les mystères anciens. Ce sentiment de créer une société nouvelle imprègne tout particulièrement les représentations artistiques sūdrāān.

Dernier point d’importance permettant de caractériser la culture Sūdrāān ; L’absence de bétail. Les différentes vagues migratoires n’amenèrent en effet aucun animal domestique, et les lunes de Sūdrāā ne possédaient aucune faune endémique en mesure d’être apprivoisée. De fait, l’alimentation est basée sur différentes racines réduites en poudre, une flore endémique et variée, ainsi que des poissons et oiseaux, généralement consommés pour des occasions festives ou rituelles. De nombreux insectes sont en outre proposés, accommodés de manières différentes en fonction des lunes.

L’absence de bétail pose également la question du textile, et les sūdrāān font grand usage du lin ou de la soie. Les fibres musculaires d’insectes géants, ainsi que les pièces de chitine, permettent la conception de vêtements et d’armures robustes.


Dissimulés au sein d’un vaste champ d’astéroïdes, les Amas regroupent de plus gros planétoïdes où les Nariac vinrent semer les graines d’une vie végétale adaptée au Vide. Sous l’influence du soleil bleu, les fragiles écosystèmes proliférèrent, et devinrent l’habitat de prédilection de plusieurs espèces insectoïdes.

Les planétoïdes sont ainsi dotés d’une atmosphère se régénérant grâce aux jardins nariac, la faible gravité a provoqué l’adaptation des espèces occupants les grandes cavernes et galeries criblant ces corps célestes, immobilisés au sein de régions cernées par des champs d’astéroïdes en mouvement.  

Port d’accueil : Si les guildes Rīdāān se livrent une guerre larvée pour le contrôle des précieuses ressources des Amas, elles collaborent également en mutualisant leurs efforts, afin de faciliter le développement de leur coalition, et pour se faire reconnaître par leurs frères et sœurs Sūdrāān. C’est en ce sens que le grand port spatial d’Ēērēnī fut fondé, au cœur d’un planétoïde dont les galeries forment un dédale aux parois recouvertes par une dense végétation aux tons cramoisis. Avec ses cinq milliers d’habitants, la cité en apesanteur est la plus importante communauté des Confins, son port peut accueillir une trentaine de nefs spatiomantiques, et son chantier spatial est toujours occupé par plusieurs carcasses insectoïdes, taillées pour devenir de nouvelles nefs pour la coalition.

Si officiellement, une Table des Capitaines à la charge de la cité, les jeux de pouvoir se concluant par des meurtres ont donné l’avantage à la Guilde Vīlādēēn, dont les membres représentent désormais un tiers des Capitaines. Ajma Vīlādēēn (♀ Sūdrāān/ Négociante des Sphères 12/ Inirii/ NM) reste la personnalité la plus influente au sein du conseil, dont elle est également la porte-parole. Ambitieuse et disposant d’un réseau d’espions à travers les Amas de Rīdāān, elle puise dans les importantes ressources de la cité afin de régler ses comptes et préparer son règne sur une coalition marchande sous son contrôle total. Mère de sept filles qu’elle utilise afin de forger des alliances politiques, son lignage Inirii est particulièrement prisé par les autres guildes, son principal pouvoir consistant à pouvoir voler la puissance d’un autre Stellaire.

Ēērēnī s’étend sur les parois d’une caverne centrale, la roche employée pour ses bâtiments provenant de carrières proches. Une unique galerie en permet l’accès, et la cité se caractérise par ces grands espaces dominés par une végétation semblable à des forêts d’algues multicolores, poussant sur un épais substrat représentant l’une des plus importantes ressources au sein des Amas. Faiseur de vie, le substrat est composé de champignons, de carcasses d’insectes et de moisissures, il est particulièrement dense au sein de ce planétoïde, et se voit exploité par les guildes Rīdāān, cherchant à étendre leur emprise dans la région en créant de nouvelles colonies dans des astéroïdes stériles. Plusieurs communautés agricoles existent dans les galeries d’Ēērēnī, certaines se révélant même indépendantes face à l’autorité des guildes.

Ressources : Les Amas de Rīdāān, bien que difficiles d’accès et bien peu peuplé, offrent cependant profusion de ressources minérales et végétales. Bon nombre des planétoïdes de la région possèdent une atmosphère mortelle, mais une bonne connaissance de la flore et de la faune permet aux plus aventureux sūdrāān d’exploiter ces précieuses ressources, formant une pharmacopée unique, aux remèdes puissants, tandis que les alliages produits à partir des filons locaux attirent l’attention de nombreux seigneurs.

Cultures : Bien qu’ils soient divisés en guildes rivales se déchirant en des guerres fratricides, les Sūdrāān des Amas de Rīdāān n’en restent pas moins farouchement indépendants, et fiers d’une culture du Vide unique et prospère. Née il y a seulement quelques siècles de l’une des dernières vagues migratoires de Stellaires en quête d’une nation bien à eux, les colons firent halte dans les Confins de la Sphère Stellaire, et rencontrèrent plusieurs communautés Xénos, de terribles esclavagistes opérant à travers les Sphères Connues, et se regroupant au sein des Sphères Oubliées pour échapper à la justice des peuples qu’ils persécutaient. Les lunes de Sūdrāā étaient déjà colonisées par les Stellaires, mais certains des nouveaux colons, menés par de puissants porteurs de la lignée Inirii, décidèrent de s’établir au sein des planétoïdes, en pactisant avec les Xénos.

Sans surprise, l’entente fut de courte durée, et après une succession de trahisons, les esclavagistes furent chassés de la Sphère Stellaire, et les Inirii prirent le contrôle de leurs ports spatiaux. La nouvelle société assimila une importante population d’esclaves affranchis, et les métissages qui en découlèrent diluèrent les lignées stellaires, à tel point que le Stellarium, alors en train de se former, refusa de reconnaître les populations des Amas comme de véritables Stellaires.

Longuement isolés dans les Confins, se consacrant au développement de leur société, les Rīdāān se tournèrent vers le commerce, devenant d’excellents armateurs, exploitant les ressources végétales de leurs planétoïdes.

Ce n’est que très récemment que des émissaires de l’Impérium Runath apportèrent un rameau d’olivier à leurs lointains cousins et cousines, découvrant une société prospère, autonome et en pleine expansion. Malgré des lignages stellaires amoindri, les anciens colons étaient parvenus à puiser dans Āāgdāā afin de développer une flotte marchande imposante. Accueilli dans la grande alliance sūdrāān, les membres de la Coalition Rīdāān conservent une indépendance totale et affichent ouvertement leur mépris des coutumes de leurs alliés des lunes de Sūdrāā, prêts à s’exterminer pour des questions de pureté de lignage. Membre des Empires de l’Expansion Stellaire, la Coalition compte bien s’affirmer dans les prochaines décennies.

La culture des Sūdrāān des Amas, se désignant eux-mêmes du nom de Rīdāān, est totalement tournée vers le Vide et le commerce. Les Guildes tiennent lieu d’organisation pour tous les aspects de la vie, avec des Maîtres et Maitresses régnant sur les populations, chapeautant une hiérarchie de guildiens, et en marge, quelques communautés de libres-artisans, indépendants et le plus fréquemment, sans lignage stellaire notable. Les Guildiens se doivent de pouvoir retracer leur lignage, mais ce sont réellement leurs aptitudes au commerce qui permettent une ascension au sein de la structure guildienne.

Il n’existe pas de cellule familiale au sein d’une Guilde Rīdāān, les enfants des uns et des autres étant élevés au sein de la communauté, le plus souvent par une caste d’anciens et d’anciennes transmettant le savoir. Les unions se font essentiellement pour des intérêts matériels et personnels, et bien que les sentiments existent évidemment, ils ne sont qu’un moyen de faciliter un contrat d’union.

Sans trame planétaire ni sentiment religieux, les Rīdāān n’utilisent que très peu la magie et s’en remettent aux techniques artisanales qu’ils maîtrisent en grand nombre. Depuis l’intégration au sein des Empires de l’Expansion Stellaire, bon nombre de mages Sūdrāān sont grassement payés par les guildes afin de favoriser les aspects de la vie courante, en particulier les transports d’un planétoïde à l’autre.

Comme leurs voisins, les Rīdāān s’appuient sur leurs nefs spatiomantiques afin de faire prospérer leur société. En l’absence de matériaux courants, ce sont les carcasses de nombreux insectoïdes géants qui ont été employées en tant que coques. Les artisans sculptent la chitine et utilisent les parties molles des créatures capturées afin de tisser de grandes voilures solaires. Bien que ces procédés restreignent la navigation à du cabotage au sein des Amas, quelques nefs équipées de timons effectuent des liaisons vers l’intérieur du système.

Sites notables : Les Confins de la Sphère Stellaire virent bon nombre de peuplades séjourner brièvement au sein des planétoïdes aménagés par les mythiques Nariac. Et si les conditions de vie dans cet environnement restent limitées, l’immensité de cette région offre une multitude de lieux et phénomènes singuliers.

La Nasse de Vōdāānīī est un amas d’astéroïdes aux atmosphères toxiques pour les sūdrāān, particulièrement difficile d’accès à cause d’un enchevêtrement formant une toile cristalline aux arrêtes tranchantes et particulièrement solides. De profondes cavernes servent d’habitat à d’énormes araignées de cristal, formant d’importantes colonies plongées dans un sommeil millénaire.

Les premiers explorateurs qui parvinrent à s’aventurer en ces lieux mentionnent les vestiges d’un port spatial, apparemment d’architecture Clydön, malheureusement au beau milieu d’une grotte servant d’incubateur à de colossaux spécimens d’arachnides.

Le Port d’Ōōrāqān est le dernier avant-poste Xéno dans la Sphère Stellaire, véritable forteresse abritant une flottille puissamment armée, une congrégation de redoutables sorciers, ainsi que plusieurs illithids, tyrannœil et néogi. Les guildes de la Coalition s’inquiètent de ce regroupement de forces. Le port est totalement fortifié, et des équipages Xénos jouent les pirates à travers tous les Confins. Plusieurs sorciers sont connus pour leur capacité à pouvoir ouvrir des passages à travers la Sphère de cristal, mais depuis de nombreux cycles, aucun renfort n’est venu appuyer Ōōrāqān, totalement en autarcie et semblant pouvoir soutenir sa population de plusieurs centaines d’individus de manière indéfinie. De fait, une vaste zone frappée d’interdit a été proclamée par les guildes, préférant éviter cette potentielle menace.


Pour le voyageur découvrant la surface de la planète, celle-ci pourrait sembler être un véritable havre de quiétude, débordant de vie. Mais un examen plus approfondi révèlerait un sol labouré et piétiné par de colossales créatures, des montagnes équatoriales éventrées, des forêts extrêmement jeunes et partout, les traces d’une dévastation de grande ampleur. Sūdrāā est en effet un lieu de ponte pour une espèce insectoïde vivant d’ordinaire au sein d’une ceinture d’astéroïdes voisine, mais venant ici proliférer, après avoir consumée toutes les ressources disponibles. Si la végétation repousse rapidement entre deux dévastations, il en va tout autrement de la faune, réduite à quelques espèces fouisseuses apprenant à fuir loin sous le sol à la moindre perturbation climatique. Hormis ce fléau, Sūdrāā est bien un monde hospitalier, avec des températures clémentes, des précipitations régulières et des environnements bien diversifiés.

Port d’accueil : La planète étant régulièrement menacée par les pontes G’n’k’l’t, aucune communauté n’a jamais pu établir ne serait-ce qu’un comptoir. Aucune région n’est épargnée par la Dévastation, rendant ce monde invivable malgré ses conditions idéales.

Ressources : A l’exception de sa faune déclinante, Sūdrāā offre toutes les ressources possibles et imaginables. Des équipages se risquent d’ailleurs à sa surface pour collecter des bois précieux ou des minerais rares, mais en trop faibles quantités pour parler de réelles exploitations.

Cultures : Les ancêtres des sūdrāān n’eurent même pas le temps d’explorer leur nouveau monde qu’ils subissaient déjà la première Dévastation. Migrant en hâte vers les lunes voisines, ils se développèrent en ces lieux, tout en observant avec tristesse ce monde occupant leur ciel, mais à tout jamais inaccessible.

Nul ne sait si des peuples se développèrent, peut-être loin sous la surface, mais Sūdrāā offre bien des opportunités à la Vie pour naître sous des formes étonnantes, adaptées même à de tels fléaux venant du ciel.

Sites notables : La surface de la planète n’étant généralement pas accessible, peu de lieux ont été exploré par les natifs des lunes proches. Sans aucune trace de civilisations anciennes visibles, Sūdrāā semble avoir toujours été un monde laissé à l’état sauvage, se régénérant tant bien que mal entre deux dévastations.

Ekton

La lune Ekton est recouverte par des successions de collines rocheuses recouvertes par une herbe argentée. Une petite mer polaire offre suffisamment de ressources pour que trois grandes cités-états se développent dans la prospérité. Des forêts équatoriales sont exploitées par de nombreux villages, tandis qu’un réseau de routes en construction se développe depuis les débuts de l’Impérium. Hormis dans la zone polaire, les villes d’Ekton ne sont guère étendues et laissent bon nombre de petites communautés vivre en autonomie. Les mages règnent sur cet astre et se regroupent dans les grandes métropoles de Tialth, Ektāān et la capitale lunaire de Nāhāgsāān, abritant près des deux tiers de la population sur cet astre, soit un peu plus de deux-cents milliers d’individus. Tandis que l’Impératrice siège sur la lune voisine d’Inirii, le Magystérium pour sa part est regroupé dans l’enceinte deNāhāgsāān, au cœur du Quartier des Mages. La cité est un grand port marchand, où peuvent se croiser Capitaines de nefs spatiomantiques et arpenteurs des Plans. Des milices Jehuur patrouillent partout en faisant régner la loi impériale, et des magiciens affiliés au Magystérium, les Baguettes runath, viennent compléter ce dispositif.

Après la catastrophe du Raz-de-marée neshphandorien de 11467 cs, les derniers membres du Magystérium vinrent trouver refuge sur la lune d’Ekton, où ils reçurent la permission de fonder le Runath-en-exil, une petite enclave au sein de laquelle ils pourraient entretenir leurs traditions. Mais en quelques générations, la lignée runath voit ses dons se fortifier grâce au rayonnement des lunes-étoiles d’Āāgdāā, et tandis qu’au sein des Sphères Connues, la lignée Ekton se déchire autour d’un héritage allant en s’affaiblissant, au sein de la Sphère Stellaire né l’Impérium Runath, une puissante magiocratie englobant les autres domaines lunaires, parvenant à soumettre également les sūdrāān d’Inirii et de Jehuur.

Parfois aussi nommé Empire du Pivot, l’impérium est une coalition de communautés toujours en recherche d’équilibre, disposant de nombreuses ressources convoitées par les lunes voisines, et défendues par une puissante magie empruntant aux rituels de l’Empire Septer. Dans cette recherche d’équilibre en toute chose, les empereurs et impératrices sont toujours nommés au sein de la lignée stellaire Inirii, les individus sélectionnés sont invariablement conseillés par des éminences grises Ekton, les membres du Magystérium sont toujours d’ascendance runath et les postes-clés sont offerts à des Jehuur. La nature de chacun trouvant ainsi à s’exprimer librement, et seules les qualités intrinsèques des porteurs de lignées étant mises en avant.

Inirii

La lune forestière est presque intégralement recouverte par une canopée particulièrement dense, sous les frondaisons de laquelle filtre très peu de lumière solaire. Même après plusieurs siècles, les sūdrāān de la lignée Inirii respectent leur environnement qu’ils n’entament qu’au sein d’une large bande équatoriale. Le bois reste la principale ressource, comme l’unique matériau de construction employé pour les quelques cités, regroupées le long d’un large fleuve sinuant au milieu de la zone déboisée. Sobrement désignée par le terme de Coalition du Fleuve, l’alliance marchande Inirii aura eu son lot de dissensions et de guerres, avant que les Ekton ne viennent proposer une alliance inédite, au sein de l’Impérium Runath.

Le siège impérial se trouve dans la cité de Māēstāāl, où l’Impératrice Cloanda III (Sūdrāān ♀/ Ensorceleuse dracostellaire [Ragmaard] 15/ Inirii/ NM) règne sur plusieurs peuples et jongle entre les intrigues et machinations du palais. Soutenue par ses conseillers du Magystérium, et protégée par une Garde impériale Jehuur, elle est la troisième fille d’une lignée prestigieuse comptant huit enfants avant qu’elle ne monte sur le trône. Depuis lors, les deux sœurs rescapées sont en exil dans des sanctuaires au cœur de la forêt, et il faut toute la sagacité des conseillers runath pour canaliser les crises nombreuses de cette puissante et jeune impératrice.

Le long du fleuve lunaire, la lignée Inirii s’est regroupée en une alliance fragile mais profitable pour toutes et tous, bâtissant de petites cités prospères, rythmées par d’incessantes intrigues visant à destituer les uns ou les autres. En réalité, sans l’intervention des agents de la lignée Ekton, la société Inirii n’aurait jamais pu établir les bases d’une culture florissante, mais en découvrant les bénéfices d’une collaboration économique, les individualistes de la lignée stellaire finirent par donner l’apparence d’une forme d’unité.

La petite cité fluviale de Nāptāāl est le cœur économique de la Coalition du fleuve, disposant d’une flotte de trente caraques représentant la puissance du seigneur local, le Prince-marchand Oered (Sūdrāān ♂/ Négociant des Sphères 8/ Inirii/ NM), principal opposant au pouvoir impérial, disposant de contacts et d’obligés à travers tout l’Impérium Runath, étroitement surveillé par le Magystérium, craignant à travers lui un coup d’état fatal à leur fragile coalition de lignées stellaires. Mais malgré ses ambitions démesurées, Oered se révèle très aimé de son peuple, sachant user à merveille du masque du souverain bienveillant. En réalité, pour les observateurs extérieurs, Nāptāāl apparaît comme un simple comptoir fluvial sans grande importance, ses caraques étant régulièrement disséminées dans les autres métropoles de la coalition, son armée se résumant à une compagnie de mercenaires, les Wyvernes de Stalh, comptant une centaine de vétérans intégrés à la population locale et dont les officiers tiennent même de florissants commerces. Le pouvoir le plus visible dans Nāptāāl est celui de Chelgg la Fureur (sūdrāān ♀/ Nécromancienne 10/ Orgo/ CM), une sorcière Orgo aussi belle que démente, jadis amante et conseillère de la Maison Oered, avant que le Magystérium n’intervienne pour la cantonner dans une haute tour fortifiée, à l’écart de la cité. Ancienne disciple de Yeregg le Dominant, elle a jurée sa perte et accepte son isolement volontaire en préparant une terrible vengeance. Malgré la folie pouvant la pousser dans de longues périodes d’une rage sanguinaire, Chelgg s’attache parfois aux gens du commun, et a défendue par trois fois la cité face à des attaques d’entités planaires. Crainte et redoutée, elle n’en reste pas moins une personnalité incontournable de Nāptāāl.

Loin des cités fluviales, au cœur de la vaste forêt lunaire, existent de petites communautés ayant refusé le ralliement à l’Impérium Runath. Gouvernés par les derniers rescapés de maisons nobles anciennes, porteuses de dons Inirii uniques, ces groupes d’individus retournent lentement à l’état sauvage, animés par un désir de revanche, mais surtout par une paranoïa de tous les instants. Impossibles pour eux de former des alliances, ou de coordonner les nombreuses attaques menées contre les villages dépendant de la Coalition du fleuve, leurs chefs usent de l’assassinat et de la manipulation des faibles esprits, devenant des seigneurs brigands, ouvertement méprisés par les prospères cités fluviales, mais inquiétant cependant les agents du Magystérium, voyant là une possible source d’instabilité sur la lune d’Inirii. Les agents de l’Impérium surveillent tout particulièrement la plus jeune sœur de l’impératrice Cloanda, la sorcière Clavana (Sūdrāān ♀/ Ensorceleuse dracostellaire [Ragmaard] 5/ Inirii/ NM), bénéficiant du soutien de sa Maison dracostellaire, et manipulant plusieurs membres du Primae Stellari en se faisant passer pour la légitime héritière impériale.  

Comme les autres lunes sūdrāān, Inirii ne semble pas avoir abrité de civilisation avant la venue des porteurs de lignées stellaires. Des rumeurs mentionnent cependant depuis fort longtemps la présence d’esprits forestiers insaisissables, vivant au plus profond des combes les plus sombres, inaccessibles aux colons. Difficile de conner corp à de tels récits, abondant dans toutes les tavernes des cités fluviales, mais plusieurs mages Ekton tentèrent d’en savoir plus, organisant des expéditions s’enfonçant au plus profond de la forêt lunaire, pour invariablement finir par se heurter à l’étrange et féroce résistance des créatures locales, comme si une force mystérieuse incitait ces dernières à interdire l’accès au cœur de la forêt.

Orgo

Lune volcanique agitée par de violents séismes, Orgo pourrait avoir été abandonnée il y a longtemps, si une étroite bande équatoriale particulièrement fertile n’existait pas. Des vents brûlants soufflent sur des champs de lave, mais les hautes falaises d’une ancienne mer enserrant la lune font barrage aux nuages de scories, protégeant de grandes vallées sillonnées de rivières formant des lacs entourés d’oasis.

Quelques Cités-états disparates sont autant d’ilots de civilisation où se regroupent de cruels seigneurs-guerriers, autour d’une caste de sorciers sanguinaires et tout-puissants. Ces villes, pour la plupart rebâties sur les ruines de précédentes métropoles conquises, sont autant des coupe-gorge que des marchés aux esclaves, les sūdrāān d’Orgo perpétuant cette tradition depuis toujours. La lune abrite ainsi la plus faible population du système, également la plus dépendant de ressources extérieures, car ne produisant rien d’autre que des armes.

Régulièrement, un seigneur de guerre tente de prendre sa place au sein du Stellarium, mais se voit invariablement remplacé par son assassin à la session suivante. Les Orgo représentent essentiellement un problème domestique pour les Empires de l’Expansion Stellaire, ne pouvant compter sur les natifs de cet astre, pourtant excessivement puissants car guerroyant depuis l’enfance face à une impitoyable adversité.

Actuellement, seul le nécromancien Yeregg le Dominant (sūdrāān ♂/ Nécromancien 14/ Orgo/ CM) se distingue par son souhait d’appartenir au grand mouvement des Stellaires de ce système. Menant une horde de plus de trente milliers de morts-vivants inférieurs, et s’entourant de guerriers vampires, il règne sur la grande métropole de Nys-Nyrāān et à pour habitude d’asservir ses adversaires en capturant leurs familles. Instable et de peu de confiance, Yeregg n’en reste pas moins un allié de choix pour le culte des Primae Stellari, requérant des membres de toutes les lignées stellaires durant ses rituels.  

Kiosh

Les vastes prairies herbeuses de cette lune forment de grandes régions séparées par des collines anciennes et rocailleuses. Des cours d’eau descendent de montagnes polaires pour aller se jeter dans une mer équatoriale parsemée d’atolls.

La lignée Kiosh est divisée en plusieurs peuples aux coutumes différentes, mais se divisant en deux ethnies. Les sūdrāān-ēqāān, nomadisant dans les plaines et formant de longues caravanes de joyeux bateleurs, dont les membres les plus talentueux aiment voyager de lune en lune, avant de revenir avec un répertoire riche de péripéties incroyables, et les sūdrāān-fēnōē, attachés à la mer, sédentarisés dans de grandes ports marchands et formant la puissante Alliance des Fēnōē. Les premiers suivent des principes kuraa-vacuu, limitant leurs déplacements à des territoires ancestraux, tandis que les seconds sont considérés comme les meilleurs négociants du système Stellaire, ainsi que de redoutables guerriers.

De grandes guerres eurent lieux jadis, mais de subtiles interventions du premier Stellarium permirent aux seigneurs querelleurs de trouver leur intérêt dans une alliance marchande. Les cités portuaires sont toujours fortifiées, et si les traditions guerrières ne sont entretenues que pour le prestige des seigneurs, il est évident que des tensions couvent toujours dans les cœurs impétueux des Kiosh.

Ravenn

Noyée depuis plusieurs siècles sous un épais manteau de ténèbres magiques, la lune montagneuse de Ravenn voit prospérer sa lignée stellaire à partir de grands ports militaires bordant une chaîne de lacs aux eaux glaciales et profondes. La Fédération des Basses-terres est tout autant une puissance spatiale que terrestre, développant digues, canaux et forteresses sur un territoire gouverné d’une main de fer par plusieurs seigneurs Ravenn. Son autorité est cependant contestée par les deux nations polaires du Rāknāārd et de Vonth. Protégées par de hautes montagnes balayées par des vents froids, les jeunes magiocraties puisent dans des gisements rares afin de recruter des mercenaires planaires lançant des razzias sur les basses-terrres, disposant pour leur part des ressources agricoles.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les trois nations lunaires se retrouvent dans une grande alliance, l’Empire solaire d’Ordol, avec les représentants des lignées Ra et Vayam. A elles trois, ces sociétés regroupent la plus grande flotte spatiomantique du système, et imposent les dogmes du Stellarium. Malgré d’évidentes différentes, et de fréquentes manigances de la part des nations de Ravenn, l’empire a su perdurer et s’attache à promouvoir la cause des Stellaires, bien au-delà des limites de ce système. 

Jehuur

La lune rocheuse est une vaste étendue de collines caillouteuses et de plaines poussiéreuses, sur laquelle se dressent les nombreux villages de la lignée Jehuur. Le minéral domine ce monde, où se développe une faune de prédateurs redoutables, où la flore se résume à quelques buissons d’épineux et des forêts clairsemées. Malgré ces conditions difficiles, les communautés sūdrāān ont su trouver en ces lieux un environnement parfait pour leur recherche d’équilibre. Les villages sont tous indépendants les uns des autres, érigés autour de sources et de ressources prélevées dans des champignonnières creusées dans les flancs de collines. Pas de fortifications, et des carrières exploitées uniquement pour répondre à la demande de l’Impérium Runath.

Les Jehuur se caractérisent par leur pratique du kuuraq, un art martial ancien leur permettant de trouver rapidement la quiétude, tout en se défendant face à n’importe quel adversaire. Liés par serments au Magystérium et à l’Impérium Runath, les meilleurs combattants accomplissent un service de plusieurs années loin de leur lune, espérant distiller leurs pratiques ainsi que leur vision de l’univers au-delà de la petite lune rocailleuse.

Ra

Les immenses plaines herbeuses de cette lune aux vents chauds s’arrêtent sur les berges d’une grande mer équatoriale, séparant deux masses continentales dont les pôles sont de hautes montagnes sur lesquels sont posés d’anciens glaciers. De larges deltas fertiles rassemblent les plus grandes métropoles lunaires, indépendantes les unes des autres, mais regroupées au sein de l’Unité sūdrāān, une alliance marchande tournée vers le commerce avec les communautés les plus défavorisées autour de la planète. Les Cités-états de Ra rendent toute un culte aux Primae Stellari, le panthéon stellaire formé par les membres fondateurs du Stellarium, qui trouvèrent un moyen d’accomplir une ascension divine, en consacrant leur divinité à protéger les générations suivantes de Stellaires. Bien que le dogme de l’église Ra soit bienveillant et tourné vers l’acceptation des autres, il se révèle rapidement omniprésent dans tous les moments et aspects de la vie au sein des prospères métropoles lunaires. Bien que le culte des Primae Stellari soit très répandu à travers les lunes de Sūdrāā, seuls les natifs de Ra l’implique dans leurs affaires politiques et commerciales. L’Eglise de l’Unité fournit en outre un grand nombre de timoniers et timonières à la puissante flotte de l’Empire solaire d’Ordol.  

Ukanii

Les landes rocheuses alternant avec de grands lacs aux eaux froides couvrent une grande majorité de la surface de l’astre, tandis que des forêts encaissées dans de profondes vallées forment une longue bande équatoriale, où s’établirent les sūdrāān découvrant cet habitat.

Organisés en clans, les membres de la lignée vivent au sein de petits territoires aux frontières contestées, et guerroient entre eux pour le contrôle des ressources, et le plus souvent, afin de laver des affronts. Les cités sont fortifiées, victimes de sièges fréquents, mais malgré cette propension au conflit, les Ukanii parviennent à s’entendre pour former une Coalition des Landes argentées, regroupant de puissants seigneurs mais surtout, les membres de la caste des Skāld, gardiens du savoir et des traditions. Seul élément stable au sein de la société Ukanii, ils tentent depuis plusieurs générations de maintenir leur présence au sein du Stellarium et des Empires de l’Expansion Stellaire.

Avec ses dirigeants bien trop instables pour former une véritable force unificatrice, lesSkāldse sont récemment tourné vers la puissante Alliance des Fēnōē de leurs alliés Kiosh. Fournissant essentiellement des conseils et du renseignements. Loin d’être encore pérennisée, cette union a des chances de rivaliser avec les autres empires du système.

Vayam

Intégralement recouverte par un massif montagneux balayé par des vents froids, la petite lune est un environnement difficile, où la morsure de l’hiver ne cède que rarement à des conditions à peine plus clémentes. Les sūdrāān de ce monde ont taillés les massifs rocheux pour créer de vastes métropoles troglodytiques, reliées entre elles par de grandes galeries reliant les montagnes. Pour ce faire, ils employèrent les talents de nains Uurgard qu’ils sauvèrent des griffes des Xénos, et à qui ils offrirent de vivre au cœur du sanctuaire Stellaire. Malheureusement, une fois les grands ouvrages achevés, les nains furent frappés par une épidémie qui oblitéra leur peuple en trois générations.

L’Empire solaire d’Ordol est né sur cet astre, fondé par le patriarche de la lignée Vayam et porté par ses descendants. Il rassemble une multitude de maisons dont les capacités s’étoffèrent avec le temps, grâce à la vigilance des Lieuses, une caste mystique vénérant les lignées stellaires et encourageant les métissages afin de reproduire une forme d’ascension divine similaire à celle des Primae Stellari.

Chacune des Maisons Vayam est indépendante des autres, formant sa propre légion stellaire et disposant d’une petite flotte spatiomantique. Un tiers est cependant unifié autour de l’Empereur Questos (sūdrāān ♂/ Guerrier des Sphères 16/ Vayam/ LN), considéré comme le plus puissant porteur de la lignée, et un possible unificateur des Empires de l’Expansion Stellaire. Charismatique et menant ses légions en personne, il a su s’attirer les faveurs des lignées Ravenn et Ra, pour fonder une alliance redoutable. Régnant depuis sa citadelle solitaire d’Ōrōd, l’Empereur tente de poursuivre son unification des Maisons Vayam, mais se heurte à des tensions ancestrales, et des ambitions malvenues.

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