Type de monde : Ceinture d’astéroïdes rocheux
Taille : Majorité de Taille B
Rotation : Aucune
Révolution : 896 jours
Lunes : Aucune
Population : 1 789 364 Sokaari
Trame magique : Vacuu diffuse, magie profane dominante
A l’extérieur du système existent de nombreuses communautés prospérant à la surface de petits planétoïdes partageant des atmosphères et formant des amas riches en métaux précieux. La Couronne Sokaari rassemble en son sein un large éventail de mondes aux dimensions réduites, mais aux ressources parfois prodigieuses. L’influence des Nariac est visible partout, avec de grandes cavernes en apesanteur, dont les parois sont recouvertes par des amas de végétaux produisant lumière, chaleur et air. En plusieurs lieux, des arbres adaptés au Vide forment des canopées où se développe la Vie, sous une multitude de formes. Les Jardiniers avaient de grands projets pour cette région du système, souhaitant profiter de la singulière conjonction des forces, émanant des Brasiers pourpres, et se combinant avec le lointain rayonnement solaire.
Bien entendu, les faramineuses distances entre les planétoïdes gorgés de vie limitent la prolifération de ces environnements uniques, il n’en reste pas moins que les mondes de la Couronne Sokaari offrent autant de havres, là où ne devrait qu’exister le froid et les ténèbres.
Port d’accueil : Principale étape connue à travers tous les Anciens domaines Reigar, Ja’kaan est l’archétype même du port spatial sokaari. Aménagé au sein d’une grande caverne ouverte sur le Vide, au beau milieu d’une épaisse forêt d’algues phosphorescentes, donnant l’impression de naviguer sous les flots d’un océan, la cité prospère depuis longtemps et se targue de pouvoir accueillir vingt milliers d’habitants. Malgré ses dimensions impressionnantes, cette estimation est sûrement fantaisiste, même si en temps de conflit, Ja’kaan pu en effet recevoir les nombreux blessés de ses alliés.
Le port en lui-même est un ensemble de grands berceaux taillés dans la roche ocre, caractéristique de la ceinture d’astéroïdes. Une centaine de nefs de fort tonnage peuvent venir s’arrimer, déchargeant leurs marchandises ensuite acheminées vers un vaste zocalo souterrain, à partir duquel rayonnent de nombreuses galeries. En surface vivent les clans marchands sokaari, établis au sein de groupes de stalactites et stalagmites aménagés en palais rassemblant toutes les commodités pour leurs gens. La grande majorité de la population réside dans des quartiers souterrains, divisés en fonction des corps de métiers. Des clans mineurs occupent ces régions.
Si chaque clan s’occupe de ses affaires, les décisions concernant la cité sont prises de manière collégiale, une excentricité au sein de la culture Sokaari, et quelques étrangers sont même régulièrement convoqués afin de partager leur expertise en certains domaines. Il faut dire que Ja’kaan est un lieu particulier, à la confluence de grands courants traversant les éthers, et permettant de rallier bon nombre des grands systèmes au sein des Anciens domaines Reigar. De fait, il n’est pas rare de pouvoir admirer une Pyramide goshène amarrée dans le port, ou des nefs encore plus exotiques, en provenance de mondes lointains.
Ressources : Les planétoïdes de la Couronne Sokaari baignent dans un intense creuset de forces mystiques, et l’influence des Nariac porteurs de Vie a depuis longtemps été magnifiée par ces énergies entremêlées, offrant des faunes et flores particulièrement vigoureuses. Chacun des grands ports de la Couronne exploite ainsi des ressources uniques, bénéficiant tout d’abord à l’alliance locale des clans Sokaari, mais également à un nombre faramineux d’acheteurs étrangers, tant parmi les systèmes planétaires voisins qu’au travers des différentes réalités connectées à As’kaan. L’acheminement de ces précieuses ressources reste la prérogative des clans Sokaari, refusant l’établissement de portails planaires au sein de leur territoire.
Cultures : C’est bien la culture clanique Sokaari qui prédomine au sein des Confins du système, chacun des planétoïdes cartographié étant sous l’influence d’un ou plusieurs clans. L’influence Askaari est minime, et si les congrégations religieuses sont omniprésentes, la grande majorité des natifs préfèrent s’en remettre à leurs traditions ancestrales.
La multitude d’influences en provenance des Anciens domaines Reigar à cependant affecté l’évolution de ces colons du Vide, s’avérant bien plus ouverts que leurs voisins de So’kaan. Il n’est pas rare de voir des quartiers de vie marqué par l’architecture goshène, ou d’entendre de nombreux dialectes exotiques. Le troc reste en vigueur, mais les monnaies étrangères sont tolérées dans les grands ports de la Couronne.
Les habitants des planétoïdes considèrent So’kaan comme le berceau de leur civilisation, et si leurs clans se montrent souvent bien plus belliqueux entre eux, particulièrement pour le contrôle des ressources, ils se sentent malgré cela lié aux clans des rampants, avec lesquels ils partagent une longue histoire.
Les clans Sokaari de la Couronne font un grand usage de la spatiomancie, employant de nombreuses nefs propulsées par de grandes voilures solaires. Leurs navires sont taillés à la semblance de créatures mythiques sur leur monde natal, peints de couleurs vives et emportant des familles plutôt que des équipages. La piraterie reste rare, impliquant une notion de déshonneur, mais en des temps reculés, la nécessité rendit cette pratique acceptable. A noter que si les conflits sont fréquents, ils restent sporadiques, et ne dégénèrent que rarement vers des guerres. De fait, les nefs sokaari sont majoritairement des navires marchands, et seuls les plus grands ports se dotent depuis peu de vaisseaux de guerre, essentiellement face aux menaces extérieures émergeant des Confins.
L’autre différence avec les Sokaari de So’kaan concerne la religion. Les habitants de la Couronne considèrent les divinités de leurs ancêtres comme bien trop éloignées de leur quotidien pour leur rendre un hommage quotidien. Les temples du panthéon Sokaari existent ainsi dans tous les grands ports de la Couronne, mais ne sont souvent guère entretenu, et doivent se mesurer à des religions liées au Vide. Il n’est ainsi pas rare de voir d’importantes congrégations Sokaari vénérer Ptah ou le Quinconce Reigar.
Sites notables : La Couronne Sokaari est vaste, pleine de vide, et bon nombre de ces étendues n’ont toujours pas été cartographiées par les Sokaari. Ultime frontière pour les plus aventureux, elle est la promesse de pouvoir fonder un nouveau clan, dans un environnement étrange, mais riche en ressources. Les dangers innombrables ne sont cependant pas à négliger.
L’Héliosphère pétrifiée fut probablement le premier lieu d’expérimentation des Nariac au sein de ce système. Regroupant une centaine de petits planétoïdes servant d’appuis à de grands végétaux depuis longtemps pétrifiés, l’Héliosphère devait jadis se nourrir du rayonnement solaire, et si les troncs principaux sont morts, plusieurs branches massives survivent, développant d’épais feuillages d’un mauve terne, servant d’habitat à quelques clans sokaari isolés.
Plusieurs espèces insectoïdes prolifèrent dans le bois pétrifié, et servent de base alimentaire aux habitants de l’héliosphère, produisant toujours sa propre enveloppe d’air.
Véritable havre au sein de l’immensité du Vide, la structure végétale offre un spectacle saisissant, et son écorce reste le support de prédilection de bien des voyageurs, ayant choisi de laisser un témoignage des grands évènements de leurs temps.
Les Écrins Nildruun sont des planétoïdes disséminés le long d’une vaste elliptique, à la limite des Confins et de l’océan éthérique. Les grands cratères caractérisant leur surface pourraient les identifier tels des Brasiers pourpres, mais nul feu élémentaire ne brûle en ces lieux. En guise de brasiers cosmiques, les écrins renferment des gemmes multicolores et massives, irradiant une puissante magie entropique, en mesure de perturber le réel.
Bien des sages supposent que ce furent les Reigar qui vinrent expérimenter sur des brasiers pourpres, insufflant de leur antique magie afin d’appréhender le phénomène cosmique. Ce qu’il résulte est un ensemble d’énormes gemmes de pouvoir, que bin des sorciers tentèrent d’accaparer dans d’insensées quêtes de puissance. Il apparaît que les légendaires Nildruun déchaînent leur force entropique dès qu’ils s’éloigent de leurs écrins, ou rompent leur lente orbite. De petites congrégations tentèrent malgré cela de s’établir au sein de ces planétoïdes, fondant des enclaves, des monastères, où de fragiles comptoirs, le temps d’une vie.
Car s’il semble impossible de maîtriser la puissance de ces orbes cosmiques, les côtoyer durablement permet bien d’en retirer quelques avantages, allant cependant de paire avec de terribles afflictions.
Le Monastère du Nildruun écarlate est le lieu de pèlerinage le plus ancien, taillé à même l’écrin et possédant sa propre enveloppe d’air, grâce à la Main de Sielva, une relique sacrée puisant dans la gemme géante. Une vingtaine de disciples vivent en permanence loin de tout, aux limites de la folie, consacrant leurs existences à vénérer la pierre cosmique, ne se nourrissant plus que de son énergie. Véritables momies frappées de démence, les fidèles n’en possèdent pas moins un lien avec le Nildruun, et il n’est pas rare que d’ambitieux sorciers ne tentent le périple jusqu’au monastère, espérant retirer quelques bribes du savoir jalousement gardé par les disciples.
Åbjålåå, la sargasse planaire, est un phénomène en apparence peu étendue au sein des Confins, mais dont les ramifications s’étendent en réalité au travers de nombreuses dimensions. Animée par une conscience rudimentaire, la sargasse dissipe toute forme de magie au contact, et semble se nourrir du rayonnement des Brasiers pourpres. Certains sages suggèrent l’idée qu’il pourrait s’agir ici d’un premier stade avant la formation d’une noirétoile.
Quoiqu’il en soi, même en se déplaçant très lentement au sein du Vide, la portion locale d’Åbjålåå à depuis longtemps été
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