So’kaan, le Nexus éthérique

 Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : E (diamètre équatorial de 9 475km)

Rotation : 47 heures

Révolution : 470 jours

Lunes : Aucune

Population : 12 045 687 Sokaari

Trame magique : Tellur renforcée, magie divine dominante

Le monde le plus éloigné de So’Kaar baigne dans le rayonnement des Brasiers pourpres et voit sa trame magique saturée par les énergies des Plans Primordiaux. Sa surface est parcourue par des vagues de forces ayant depuis longtemps transformées faune et flore, qui sont désormais liées aux éléments et engendrent des espèces uniques, propres à ce monde.

Les anciens Sokaari ont appris des Sept à capter les prodigieuses forces imprégnant la planète, grâce à de vastes sanctuaires sur lesquels de grandes métropoles ont ensuite été bâties. Seuls subsistent les phénomènes planaires les plus violents, alors que de complexes rituels permettent depuis des millénaires de tenir en respect les énergies primordiales, employées à fortifier cultures et passages planaires.

De l’avis général des voyageurs venant découvrir So’kaan, la planète se révèle bien plus rude que sa voisine As’kaan. Si les forces élémentaires sont bien maîtrisées par les connaissances des anciens Sokaari, des tempêtes imprégnées par tous les éléments connus s’abattent régulièrement sur des régions entières, fort heureusement le plus souvent désertes, et la navigation céleste reste ainsi l’affaire des fous, qui peuvent risquer une fin tragique de cent façons différentes. A noter également qu’au-delà de quelques dizaines de lieues autour des métropoles anciennes, la combinaison du rayonnement solaire et du halo des Brasiers pourpres amplifie toute manifestation d’énergie, à tel point que le moindre sortilège lancé par un novice peut dévaster une région. 

Port d’accueil : Les conditions climatiques ne permettent pas une navigation spatiomantique tout à fait sereine, et la culture sokaari, essentiellement tournée vers les réalités primordiales, font que seuls existent quelques petites enclaves Askaari disposant de quelques douzaines de grands arceaux portuaires. La grande majorité des quelques milliers d’Askaari habitant sur ce monde sont d’ailleurs rassemblés autour de ces quelques zones portuaires, restant pourtant le principal lien avec les communautés de la Couronne Sokaari. Mais la spatiomancie semble provoquer un total désintérêt chez les Sokaari, en l’occurrence très peu nombreux à vivre dans ces communautés.

Le principal port spatial sur So’kaan est nommé Ba’kaal, particulièrement difficile d’accès depuis la surface, la petite cité s’accroche sur le plus haut pic connu, Vorz. Abritant cinq milliers d’habitants, Ba’kaal est un port marchand formé de huit grandes cavernes disséminées sur le pourtour du pic, rayonnant autour d’une neuvième, plus vaste, où se rassemblent les principaux quartiers de la cité. Une centaine de nefs de moyen tonnage peuvent être accueillies en même temps, même si généralement, à peine un tiers font escale.

Bon nombre d’établissements permettent d’accueillir les équipages au sein des cavernes extérieures, alors que plusieurs portes limitent l’accès au reste de la cité. Les Askaari font essentiellement le négoce de produits rares en provenance de toutes les régions de So’kaan, troquant celles-ci contre des biens originaires des communautés de la Couronne Sokaari.

Les temples de Ba’kaal sont autant de lieux de savoir pour les aventuriers et explorateurs du système Ås’Kår, ils sont consacrés aux divinités locales comme à d’autres, la liberté de culte étant considérée comme primordiale. Cavernes comme galeries taillées dans le pic sont en outre encombrées d’autels dédiés à des principes philosophiques ou divinités nébuleuses, le tout se mêlant aux innombrables marchands ambulants, créant ainsi une cacophonie de sons, d’odeurs et de couleurs.

Le gouvernement du port se fait au travers d’un conseil de représentants affiliés aux plus influentes maisons marchandes. Les jeux d’influence vont bon train, mais la prospérité de la cité assure un certain équilibre des forces, chacune des maisons reçoit une charge urbaine dont elle doit s’acquitter, toutes contribuent ensuite au développement de Ba’kaal, essentiellement afin de favoriser les intérêts mercantiles. De même, une garde est formée pour assurer la sécurité dans les différents quartiers, elle se compose de mercenaires Sokaari dirigés par des officiers liés aux maisons.

Ressources : Sur So’kaan, toutes les abondantes ressources sont uniques à ce monde. Chacune des réalités primordiales a en effet marquée la planète de dépôts physiques, mais la combinaison des rayonnements solaire et stellaire a magnifié chacune de ces ressources. Les Sokaari ont appris à économiser ces richesses mais connaissent une grande prospérité grâce à elles. Les grands empires planaires des Askaari, pourtant voisins, n’ont pas accès à de telles ressources, exclusivement partagées avec les nations des Plans Primordiaux.

Cultures : La trame planétaire ayant toujours favorisée l’influence des Brasiers pourpres, la culture Sokaari se développa ainsi en regardant les phénomènes cosmiques, plutôt que le lointain soleil lavande. Les plus anciennes archives remontent à la Grande conjonction des Plans, durant laquelle les peuplades primitives auraient croisé des envahisseurs émergeant des réalités primordiales, engendrant les Sokaari. Pour bien des sages des Plans de la Roue, les habitants de So’kaan sont des génasis aux métissages formidablement complexes, mais en réalité, si les Brasiers pourpres apposèrent leur marque sur ce peuple, l’influence du soleil lavande compte tout autant que celle des nombreuses cultures élémentaires qui vinrent explorer ce monde.

Contrairement à leurs voisins Askaari, qu’ils considèrent comme héritiers d’une culture diluée à travers des milliers d’influences planaires, les Sokaari tendent à un certain isolationnisme, choyant leurs lignages élémentaires, veillant à préserver des coutumes ancestrales, et ne voyageant guère. Tout cela tend à évoluer au contact des civilisations Askaari. La principale transformation de ce peuple remonte à plus de trois mille ans, avec la venue des Sept, jadis disciples d’Aoskar, mais dévorés par le souhait d’atteindre eux-mêmes la divinité, ce dernier leur confia ses secrets, ainsi qu’un autre peuple que le sien à guider. Les jeunes Puissances vinrent donc sur So’kaan, espérant reproduire les grands succès que leur maître avait eu avec les Askaari, mais il n’en fut rien.

Baignant depuis des millénaires dans les énergies primordiales, magnifiées par l’influence des Brasiers pourpres, les clans Sokaari d’alors rejetèrent ces prétendues divinités, qui furent contrainte de se plier aux besoins et exigences de ces surprenants mortels. Tant bien que mal, le panthéon Sokaari fini par naître, loin des préoccupations initiales de ses membres, qui parvinrent cependant à changer la destinée de leurs nouveaux fidèles.

Bien du temps s’écoula, avant que les Sokaari ne finissent par ressentir le besoin d’approcher les natifs du monde d’As’kaan. Leur divinité tutélaire, Aoskar, venait de périr, et les Puissances de So’kaan, jadis nées sur cette planète voisine, avaient envoyé bon nombre de signes à leurs fidèles afin de rapprocher les deux cultures. Si les Askaari peinent encore à partager leurs traditions avec les Sokaari, ceux-ci firent forte impression et influencèrent profondément les différentes civilisations planaires. Encore une fois, tant bien que mal, les natifs de So’kaan finirent par accepter quelques changements au sein de leur culture.

En apparence, les Sokaari sont regroupés au sein d’une théocratie puissante formée par les Sept cultes Sokaari. Toute une hiérarchie cléricale existe, formant de nombreux synodes abordant tous les sujets d’importance pour la société Sokaari. Les membres des cultes sont les gardiens du savoir, les dispensateurs de miracles divins et les garants des traditions. Les nombreux évènements sacrés rythment la vie de tous les habitants, et les divinités veillent sur So’kaan.

La réalité sokaari est cependant plus complexe. Les anciens clans, formés en fonction d’une multitude de lignages élémentaires, existent toujours, et un complexe réseau de vassalité subsiste, ainsi que des lois séculaires, supplantant parfois la Loi cléricale. Les Sokaari ont accepté la foi, mais considèrent toujours leurs protecteurs divins tels des étrangers, sans autorité pour s’immiscer lorsque surviennent des querelles entre Sokaari ou lorsque pèse une menace sur le groupe. Les membres des cultes ont bien conscience de n’être que toléré par leurs pairs, et cette double allégeance provoque bien entendu de nombreux cas de conscience. De fait, les Sokaari bénéficièrent toujours de puissants protecteurs, les membres du panthéon Sokaari en sont simplement d’autres, à peine plus proches.

Pour faire simple, la société Sokaari est finalement divisée en deux grands groupes, avec d’un côté, les adeptes des divinités, représentant un tiers de la population, se considérant comme des œcuménistes ouverts aux autres cultures, persuadé que les échanges et métissages permettront de placer les Sokaari au sein d’un vaste empire multiversel, à l’exemple des Askaari. Les traditionnalistes, pour leur part, vénèrent le panthéon Sokaari par convenance et entretiennent les traditions claniques ancestrales. Bien qu’ils soient moins isolationnistes que leurs ancêtres, ils ne ressentent aucune envie de se mêler aux cultures étrangères.

La culture clanique sokaari est tributaire de la puissance du lignage individuel. De nombreuses épreuves, incorporées depuis à des évènements sacrés, permettent d’ajuster les positions de pouvoir au sein d’un clan, ce qui peut avoir un impact politique considérable, parfois à l’échelle planétaire. Le ou la So’ooc est à la tête du clan, s’entourant d’un cercle de conseillers dont les membres peuvent changer en fonction des problématiques rencontrées. Ce sont les Ko’ooc, qui à leur tour, s’entourent d’avis au sein du clan, les Lo’ooc, généralement membres de familles aux lignages élémentaires moins prestigieux, mais exerçant des fonctions essentielles dans leurs communautés. Hommes et femmes exercent indifféremment les mêmes fonctions, les lignages élémentaires prévalant sur toute autre considération. De même, la structure clanique est la seule cellule tenant lieu de famille pour les Sokaari, les unions restant libres et les enfants étant élevés par le groupe, suivant un ensemble d’apprentissages tournant autour des spécialités du clan.

La justice Sokaari traditionnelle est expéditive, pas de prisonniers en temps de guerre, le bannissement des terres du clan comme plus sévère sanction. Comme les Askaari, leur économie est basée sur le troc, avec un complexe ensemble d’obligations claniques, et comme fondement de valeur, une capacité innée, propre à tous les Sokaari, de lire l’intensité des auras élémentaires.

Souvent considérés comme frustres, les Sokaari n’ont pas de tradition écrite et leurs arts restent associés à un certain pragmatisme, certainement hérité d’influences provenant des réalités primordiales. Excellents artisans, soucieux du détail, leurs objets sont très appréciés des Askaari. Leurs chants sont assez simples, leurs artistes guère extravagants, et d’une manière générale, les Sokaari méprisent la frivolité. Ils s’émerveillent essentiellement face à des prodiges magiques et se détendent surtout entre membres d’un même clan.

Sites notables : So’kaan est un monde gorgé de magie, peut-être même plus que sa voisine As’kaan. Des millénaires durant, des peuplades nées dans les réalités primordiales vinrent s’établir au sein du Nexus éthérique, bâtissant des prodiges architecturaux, façonnant des miracles planaires, comme le faisaient jadis les peuples de l’Âge des Légendes.

Les Océans suspendus des Qo’lool furent engendrés par l’un des peuples anciens de l’Eau, peu après la Grande conjonction des Plans. Découvrant la puissance de la trame planétaire de So’kaan, les mystérieux Qo’lool souhaitèrent, semble-t-il, reproduire leur habitat naturel en fragmentant l’océan Austral de Soraa, faisant s’élever ces segments liquides à différentes hauteurs dans le ciel, et en les liant par de nombreux vortex et ponts aqueux. Une faune animentale fut amenée depuis le Plan élémentaire de l’Eau, elle s’adapta rapidement à cet environnement exotique, tout comme quelques clans Sokaari, vivant depuis lors de la pêche et de l’exploration de ces différents océans suspendus, riches en passages vers d’autres lieux possédant de telles étendues.

Les Nécrolithes Ashokaan restent les seuls vestiges de ce peuple ancien sur So’kaan. Les ancêtres des Sokaari semblent les avoir longuement affrontés, et leurs nécrolithes, vastes structures taillées dans de l’obsidienne, se voient disséminés à travers tout l’hémisphère Nord, pour la plupart brisés, offrant cependant une vision de l’étendue d’un empire disparu. Les nécrolithes permettraient encore de rallier de

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