Li’kaan, les Malfosses béantes

 Type de monde : Sphérique rocheux

Taille : D (diamètre équatorial de 5 723km)

Rotation : 46 heures

Révolution : 826 jours

Lunes : Nyalt, Ve’saar, Ko’levet

Population : Variable

Trame magique : Tellur renforcée, magie profane dominante

Jadis un monde froid aux vastes plaines gelées battues par des vents glaçant, Li’kaan est depuis plusieurs siècles un champ de bataille de la Guerre sanglante, où Tanar’ri et Baatezu s’affrontent en puisant de terribles forces planaires au travers des Malfosses. Véritables gouffres ouverts en direction des Plans Inférieurs, ces passages ont radicalement transformés les forces anciennes de Li’kaan.

Les grands glaciers polaires ont été arasés par les flammes des enfers, le climat lui-même est affecté et se résume à des pluies acides et des tourbillons charriant des éclats de pierre.

La flore déjà fragile est réduite à quelques espèces corrompues par les Plans Inférieurs, tandis que la faune s’est éteinte, supplantée par des espèces planaires hautement agressives.

Port d’accueil : S’il subsiste bien quelques ruines d’antiques métropoles, elles restent régulièrement le théâtre de terribles batailles opposant mercenaires planaires, fiéllons, ainsi qu’une multitude de créatures ayant un intérêt dans l’éternelle Guerre sanglante. Seuls les plus imprudents peuvent envisager de risquer des nefs spatiomantiques au travers des éléments météorologiques déchaînés, jusqu’à ces lieux dévastés, où chaque amas de débris peut dissimuler un ennemi mortel.

Ressources : Li’kaan est régulièrement désigné comme un lieu renfermant de prodigieux gisements de métaux rares, des archives secrètes et oubliées, ou encore les trésors des légendaires Askaani. A en croire les racontars, braver les légions infernales vaudrait tous les sacrifices, afin d’obtenir fortune et gloire. La seule chose certaine avec ces histoires reste que nul ne revint jamais de Li’kaan.

Cultures : Des millénaires de conflits entre diables et démons auront nivelé la surface du monde, drapant d’un épais voile de mystère les origines des bâtisseurs de ces quelques ruines imposantes émergeant encore par endroit. Les sages aiment croire qu’il existait jadis en ces lieux proches de So’Kaar un ancêtre commun aux Sokaari et aux Askaari. Rien n’est moins sûr, mais les quelques travaux de chronomanciens réputés semblent bien confirmer l’existence d’une culture magiocratique ayant jadis baignée dans le rayonnement du soleil lavande.

Sites notables : Depuis les cieux de Li’kaan, ce sont les malfosses qui frappent les esprits, véritables balafres à la surface sombre du monde, ce sont elles qui tiennent les plus braves à prudente distance, vomissant des hordes infernales, crachant d’inquiétantes flammes abyssales. Mais d’autres phénomènes existent, plus discrets, mais non moins extraordinaires.

L’Ambremonde se situe non loin du noyau planétaire, en un lieu tellement inaccessible que même les plus ambitieux démons n’ont jamais estimé sa conquête viable. Accessible depuis la surface par le biais d’un labyrinthe naturel nécessitant un périple hasardeux de plusieurs mois, l’Ambremonde est une région où prédominent différentes espèces de cristaux vivants, formant de vastes jungles translucides poussant sur les parois de gouffres et de cavernes. Une faune composée d’insectes cristallins occupe les différentes strates de cet écosystème unique.

Par des chemins détournés, l’Empire Xee’kaan parvint à établir quelques petites colonies dans cet environnement singulier, et il fut décidé au sein de l’Alliance planaire As’kaani que la reconquête de la surface débuterait au sein de l’Ambremonde. Bien entendu, pour ce faire, les colonies doivent se développer, la population doit prospérer et les mystérieuses forces souterraines doivent être maîtrisées. Tout cela prendra du temps, mais régulièrement, l’Impératrice Xee’sa’taan commande l’envoi de nouveaux colons, en charge de préparer l’avenir de ce monde lointain, dominé par les démons.

La Purulence est une malfosse ayant été à maintes reprises conquise, puis perdue, non seulement par les Baatezu et les Tanar’ri, mais également par d’autres forces infernales, à tel point que les forces employées pour son contrôle finirent par former un nouveau passage, vers une réalité différente. Une large région alentour se voit perturbée par une magie entropique d’une telle intensité qu’elle entraîne des mutations, même parmi les démons, ayant apprit à se tenir éloigné de la Purulence. Le Réel lui-même est perturbé, et les sages supposent que la malfosse donne désormais accès à une réalité alternative, d’où émergent de temps à autre de terribles amoncellement de chairs putréfiées, ne cessant de croître, et que seules certaines magies très puissantes peuvent terrasser. Ces amas vivants seraient des entités douées d’une certaine forme de conscience, les plus pessimistes parlent de divinités mutées, cherchant à engloutir Li’kaan, puis le reste de l’univers.

Nyalt

Dominée par des chaînes de basses montagnes venteuses, la surface de cette petite lune aux roches écarlates est également couverte de forêts aux essences endémiques, nées de l’influence infernale d’anciennes malfosses, qui furent refermées par les ancêtres des occupants actuels de Nyalt.

Pas moins de seize petites baronnies s’affrontent pour des ressources toujours plus rares, guerroyant sur les versants de montagnes sur lesquelles se dressent d’antiques cités fortifiées à l’architecture sokaari. Nul ne se souvient des possibles migrations interplanétaires, mais les Nyaltaan possèdent de nombreux traits communs avec les habitants des régions les plus reculées de So’kaan. Bien entendu, la proximité avec Li’kaan fait que de nombreux métissages eurent lieu, en fonction d’un complexe jeu d’alliances, les natifs distinguent ainsi clairement leurs lignées par des traits infernaux caractéristiques.

Les Baronnies Nylataan représentent une force militaire conséquente, rarement unifiée, mais faisant du mercenariat un commerce essentiel à la survie de la société. D’impressionnantes traditions guerrières, ainsi que des connaissances poussées dans la forge d’armes et d’armures magiques, font que même les Askaari en appellent parfois à ces redoutables voisins.

Excessivement querelleurs, barons et baronnes de Nyalt se voient depuis plusieurs générations conseillés par des émissaires des Abysses, s’engageant ainsi du côté du Chaos dans la Guerre sanglante. La société nyaltaan souffre de cette allégeance, et seule la voie de l’épée permet d’échapper à une existence misérable, incitant les plus cruels à dominer les autres. Une vague lueur d’espoir réside dans les membres d’une congrégation secrète de sorciers, la Lueur améthyste, prônant le renversement du pouvoir guerrier, mais ses moyens d’action restent trop insignifiants à l’échelle des baronnies.

Ve’saar

La lune-océan reste difficile d’accès pour les nefs spatiomantiques, tant les nuées l’enserrant sont perpétuellement traversées de tempêtes libérant des nuées d’éclairs mauves. De grands essaims de ptérodactyles viennent également menacer la traversée de ce ciel tourmenté, mais peuvent également servir de guide vers les quelques rares spires coralliennes émergeant des flots, et leur servant de haltes.

Loin sous la surface vivent les Sirènes Vesaari, dont les ancêtres traversèrent le Vide depuis les Brasiers pourpres, afin de s’établir loin d’un mystérieux ennemi, oublié depuis lors. Les Sirènes vivent au milieu de forêts d’algues ancrées au noyau planétaire, semblable au soleil lavande So’Kaar.

Les sages ayant pu contempler le cœur de Ve’saar soupçonnent une création magique des anciens Reigar, qui auraient cherché à reproduire les effets du soleil au sein de l’environnement liquide. Un complexe treillis forgé dans un alliage inconnu enserre ainsi le feu lavande provoquant l’ébullition de l’océan alentour, favorisant le développement de nombreuses espèces végétales et animales. Les Sirènes puisent dans cette source de pouvoir et forment de redoutables sorcières, en mesure de voyager vers d’autres océans, aussi bien à travers le Plan matériel Primaire qu’au sein de réalités lointaines.

Regroupées au sein de petites communautés, les Vesaari sont connues et redoutées des autres civilisations d’Ås’Kår, avec qui elles ont des échanges sporadiques. Considérées comme les seules alliées fiables dans la région intérieure du système, les Sirènes ont fort à faire au sein de l’océan lunaire, où il leur faut affronter les Kra’nac, esclaves des Baatezu, amenés là par ces derniers après plusieurs siècles de batailles victorieuses à leur service. Ayant reçu les fonds marins en récompense, les créatures continuent de servir loyalement leurs maîtres et cherchent à bâtir une nation en asservissant les Sirènes. Et face à une armée disciplinée et violente, les Vesaari peinent à conserver leurs petits domaines au sein de la grande forêt d’algues.   

Ko’levet

La plus éloignée des lunes de Li’kaan aurait été un débris de la Couronne Sokaari ayant été brûlé en basculant à proximité du soleil lavande, pour finir happer par le monde proche. C’est de ce périple cosmique que Ko’levet tiendrait ses plaines cristallines et ses montagnes polaires déchiquetées, criblées de cavernes formant un vaste dédale s’étendant sous toute sa surface.

Longtemps jugée inhospitalière, elle fut finalement occupée par plusieurs communautés Sokaari vénérant la jeune divinité Jorn’U’kaan. Dissimulés dans de grandes cavernes où poussent différents lichens comestibles, ces fidèles espéraient à l’origine se rassembler dans l’ombre des grands seigneurs démoniaques de Li’kaan, afin de préparer une grande croisade. Trop peu nombreux, mal équipés, la congrégation fini par abandonner cette idée, avant que ses meneurs ne découvrent que toute la glorieuse entreprise avait été sabotée de l’intérieur par des serviteurs des Baatezu, infiltrés au sein de l’église de Jorn’U’kaan depuis sa création.

En quelques générations, et l’ouverture d’une malfosse, les sokaari furent asservis, métissés et transformés en serviteurs zélés des Neuf enfers. Leurs petites communautés sont devenues des bastions souterrains, où s’entraînent de redoutables combattants imprégnés d’une magie divine dévoyée. Encore peu nombreux, les Ko’vor ont pratiquement tout oublié de leur passé, mais vouent une haine féroce envers les Sokaari, parmi lesquels ils s’infiltrent grâce à un réseau de portails dimensionnels dont ils ont soigneusement masqué l’existence. Nul ne sait que sous la surface aride de Ko’levet se développe une 

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